Description complète
Le tronc commun du cycle de master permet aux étudiants de poursuivre leur formation dans deux périodes de leur choix grâce à des cours théoriques approfondis (historiographie, histoire économique et sociale, institutions...) et des séminaires en petits groupes autour de sujets ciblés correspondant aux deux périodes choisies. Pour les étudiants qui le souhaitent, un séminaire de recherche en didactique de l'histoire peut remplacer le second séminaire de critique.
Le travail de fin d'études (TFE) constitue le véritable aboutissement de la formation : il représente d'ailleurs un quart des crédits à acquérir pendant le cycle. Entamé dès le premier bloc du master, il mobilise l'ensemble des compétences acquises tout au long du cursus : élaboration d'un état de la question, définition de questions de recherches, constitution d'un corpus de sources, critique des sources, analyse, etc. Il atteste votre capacité à mener seul une recherche historique originale.
Le Master « 120 »
Il correspond au tronc commun de la formation, y compris la rédaction d'un TFE. S'y ajoutent trois cours d'option et le choix d'une finalité à concurrence de 30 crédits.
Le Master à finalité approfondie
Cette finalité vous permet d'approfondir vos compétences dans le domaine de la recherche scientifique. Vous êtes plongés au cur de l'actualité de la recherche grâce au séminaire « Débats historiographiques contemporains » et choisissez en outre un module d'options (3 cours) :
- Histoire et sociétés de l'Antiquité méditerranéenne ;
- Histoire et pensées médiévales et modernes ;
- Histoire des espaces régionaux, nationaux et internationaux (Temps modernes et Époque contemporaine).
Enfin, vous suivez deux séminaires de questions approfondies qui privilégient les approches thématiques et transpériodiques.
Le Master à finalité didactique
Cette finalité forme au métier d'enseignant et, plus spécifiquement, de professeur d'histoire. Ses cours, exercices, séminaires et stages vous permettent de développer un ensemble diversifié de compétences relatives à la conception de dispositifs d'apprentissage et d'évaluation, à la gestion de la classe et de l'hétérogénéité, à l'analyse des systèmes d'éducation, à la mise en uvre d'approches interdisciplinaires... et, bien sûr, à la transposition didactique des savoirs historiques. Au terme de cette finalité, vous obtenez le titre requis pour enseigner dans l'enseignement secondaire supérieur.
Acquis d'apprentissage
Le master "60 crédits" (1 an) en Histoire permet de développer les compétences de base du master 120 crédits (voir ci-dessous). Il se destine aux étudiants qui souhaitent faire valoir un diplôme de Master dans des secteurs d'activité qui ne relèvent pas d'une formation spécialisée.
Profil
La filière d'études d'Histoire de l'Université de Liège entend former de véritables historiens qui seront en mesure de transmettre leur savoir et leurs compétences, tant dans le cadre d'une démarche scientifique que dans une carrière didactique, ou dans toute autre profession de caractère intellectuel. Aussi, le deuxième cycle (Master) est-il consacré à l'approfondissement de la maîtrise des techniques scientifiques auxquelles les historiens soumettent leur documentation. Ce deuxième cycle se compose d'une maîtrise d'un an (60 ECTS) ou de deux ans (120 ECTS) ; nous recommandons cette dernière en raison de sa complétude et de sa reconnaissance internationale. La maîtrise de deux ans, en dehors d'un tronc commun, propose deux orientations : la « finalité didactique », destinée aux étudiants qui, dès le départ, souhaitent entamer une carrière d'enseignant dans l'enseignement secondaire ; la « finalité approfondie » dans une période choisie [Histoire et sociétés de l'Antiquité méditerranéenne ; Histoire et sociétés du Moyen Âge ; Genèse de la Modernité (de Pétrarque à Galilée) ; Histoire régionale, Histoire européenne et Histoire des pays d'Outre-Mer] ou un domaine spécialisé [Archivistique] qui préparent, en principe, à une carrière scientifique et au doctorat, étant bien entendu qu'au terme de la finalité approfondie, l'étudiant aura toujours la possibilité d'obtenir une qualification « pédagogique ».
Acquis d'apprentissage
Au terme d'une maîtrise en Histoire, quelle que soit la filière suivie, on attendra de l'étudiant :
- une connaissance intelligente et raisonnée de l'Histoire des Civilisations ;
- une maîtrise des instruments bibliographiques et de la méthode critique, toujours utilisés dans l'élaboration d'une histoire scientifique ;
- une maîtrise (orale et écrite) de la langue française, outil indispensable à la transmission d'un savoir scientifique ;
- une connaissance approfondie de la langue latine (pour les étudiants spécialisés en histoire ancienne, médiévale ou moderne) ;
- une maîtrise passive de langues modernes autres que le français ;
- un développement de l'esprit critique et de l'esprit de discernement de plus en plus indispensables dans une société en proie à la prolifération des médias et à la surabondance, parfois paralysante, des informations ;
- une capacité, acquise et améliorée par la rédaction de travaux écrits, et particulièrement par celle du mémoire ou travail de fin d'études (TFE), à maîtriser des dossiers lourds et complexes, à dégager leurs éléments essentiels et à présenter leur synthèse dans une langue claire utilisant les termes précis et exacts.
La filière « didactique » - de même que la formation didactique prolongeant la filière « approfondie » - apportera une connaissance des méthodes et des pratiques (générales et spécifiques) propres à l'enseignement de l'Histoire en Communauté française de Belgique.