2020-2021 / Master

Médecin

180 crédits

Description complète

L'enseignement dans la filière d'études de Médecine est multidisciplinaire et fait appel, dès le 1er bloc de bachelier, à des situations contextualisées, sous forme de cas cliniques, ce qui donne un sens concret aux sciences de base. L'analyse de ceux-ci conduit l'étudiant à apprendre et à comprendre la matière par lui-même. Il s'agit en fait de "rentrer dans la peau d'un médecin" et donc, petit à petit, d'apprendre à raisonner comme celui-ci. De cette façon, l'étudiant est amené de manière concrète et efficace à reconnaître les symptômes et à forger un diagnostic.

Du quadrimestre 6 (le second du programme prévu au bloc 3 de bachelier) au quadrimestre 9 (bloc 1 de master et  premier quadrimestre du programme prévu au bloc 2 de master), la formation en médecine se consacre aux maladies (c'est-à-dire à l'étude des pathologies) et comprend des :

  • activités d'enseignement sous forme de cours ex cathedra, déclinés en modules centrés sur les systèmes anatomiques (les enseignements sont coordonnés par entité nosologique : ainsi, par exemple, l'infarctus du myocarde est enseigné au cours d'une même période de quelques jours par l'anatomo-pathologiste, le cardiologue, le chirurgien cardiovasculaire et le pharmacologue) ;
  • stages en milieu hospitalier ;
  • travaux pratiques ;
  • séminaires d'Apprentissage au Raisonnement Clinique (ARC) et d'Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes (ARPc).

Ces activités couvrent l'ensemble des disciplines médicales.

À partir du Q10 (second quadrimestre du programme prévu au bloc 2 de master), la formation se concentre sur le malade. Elle comprend des stages obligatoires et des stages choisis par les étudiants en vue de leur spécialisation ultérieure (Master de spécialisation en Médecine générale ou en Médecine spécialisée), des cours et des séminaires d'Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes (ARPc).

Les étudiants doivent également rédiger un travail de fin d'études.

Grâce à de nombreuses collaborations avec des institutions hospitalières, les étudiants effectuent leurs stages dans divers hôpitaux de la Province de Liège : CHU de Liège, CHR de la Citadelle, CHC, CHR de Huy, Centre Hospitalier Pelzer-La Tourelle...

Au terme du Master en Médecine, les étudiants diplômés ne sont pas autorisés à pratiquer l'art médical. Ils ont l'obligation de compléter leur formation par un master de spécialisation* parmi (nombre de crédits variables selon les spécialisations) : Anatomie pathologique, Anesthésie-réanimation, Biologie clinique (sciences de la santé), Cardiologie, Chirurgie, Chirurgie orthopédique, Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, Dermato-vénérologie, Gastro-entérologie, Gériatrie, Gestion des données de santé, Gynécologie-obstétrique, Médecine aiguë, Médecine d'urgence, Médecine du travail, Médecine générale, Médecine interne, Médecine légale, Médecine nucléaire, Médecine physique et réadaptation, Médecine transfusionnelle, Neurochirurgie, Neurologie, Oncologie médicale, Ophtalmologie, Oto-rhino-laryngologie, Pédiatrie, Pneumologie, Psychiatrie, Psychiatrie-orientation infanto-juvénile, Radiodiagnostic, Radiothérapie-oncologie, Rhumatologie, Stomatologie, Urologie.

Des concours sont organisés pour chaque spécialité au cours du dernier bloc de master.

L'accès aux spécialités médicales dont les prestations sont remboursées par l'INAMI (médecine spécialisée et médecine générale) est limité par des quotas imposés par le gouvernement fédéral.

Le nombre de plans de stages accordés par le SPF Santé et les possibilités budgétaires des hôpitaux sont également deux facteurs limitant l'accès aux spécialités médicales et dentaires.

* Arrêtés royaux du 30 août 2015, du 1er septembre 2012 et du 7 mai 2010 modifiant l'Arrêté royal relatif à la planification de l'offre médicale [Moniteur Belge du 18 juin 2008] fixant le nombre de candidats ayant annuellement accès à la formation de médecin spécialiste ou généraliste

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Atouts du programme

  • Un enseignement novateur : une analyse détaillée de l'évolution de la société, des connaissances et des techniques a amené la Faculté de Médecine à développer un enseignement novateur organisé selon une structure modulaire et sur un mode multidisciplinaire dont le centre est l'étudiant. Cette approche, appelée "apprentissage par problèmes" (problem based learning), complète les cours ex cathedra et les cliniques et existe sous diverses formes (Apprentissage Par Problèmes ou APP, Apprentissage au Raisonnement Clinique  ou ARC ou encore Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes ou ARPc) apparaissant au fil du cursus, avec une intégration croissante des matières. L'apprentissage y est organisé par groupes placés sous la supervision de tuteurs formés à cette méthode dont l'objectif est de permettre aux étudiants de devenir les acteurs de leur apprentissage. Le "learning" y remplace le "teaching".

  • Un enseignement à la pointe : grâce aux activités cliniques développées au sein du Centre Hospitalier Universitaire (CHU), aux nombreux programmes de recherche expérimentale et/ou clinique, ainsi qu'aux techniques de pointe développées dans les laboratoires, la Faculté de Médecine de l'ULiège forme des professionnels compétents, autonomes, efficaces, ouverts sur le monde et ses changements.

  • Cours Santé et société : tout au long du cursus, des cours relatifs à la Santé et la Société, au sens large du terme sont donnés. Ils ont pour but de former les étudiants à assumer ultérieurement leur rôle dans la société. Les cours portent sur les déterminants de la santé, les sciences de la santé (épidémiologie), les premiers soins, la place de la discipline choisie dans le domaine de la Santé publique.

  • La simulation comme outil d'apprentissage : l'apprentissage par la simulation permet à l'étudiant d'acquérir des compétences techniques ainsi que non-techniques (exemple : la communication) dans un environnement contrôlé. Le Centre de simulation médicale de la Faculté de Médecine a pour objectif de créer cet environnement propice à l'acquisition de ces compétences. L'enseignement par simulation se développe de plus en plus au sein de la Faculté de Médecine. Les étudiants y sont tous confrontés, dès le premier bloc de bachelier, grâce au cours de Premiers secours. La pharmacie didactique, la salle de travaux pratiques en dentisterie et les centres à haute fidélité décentralisés sont des exemples d'infrastructures mises en place pour l'enseignement par simulation.

Acquis d'apprentissage

A l'issue des quatre années de Master, grâce à l'enseignement théorique (donné principalement en Master 1 et en Master 2) qui est toujours associé à de très nombreux stages cliniques (essentiellement en Master 3 et en Master 4), l'étudiant a acquis les connaissances fondamentales dans les différents domaines de l'Art Médical. Par le biais des séances d'ARC (Apprentissage au Raisonnement Clinique), d'enseignements cliniques et d'ARPc (Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes), il a, en plus, appris à structurer un plan de traitement global chez un patient et à établir un schéma de travail rationnel permettant de le mener à bien.

L'étudiant est à même de :

  • Connaître et pratiquer la science médicale afin de dispenser des soins médicaux de qualité, adaptés aux données actuelles de la science et basés sur une pratique raisonnée
  • Eduquer un patient sur la nature de ses problèmes et en quoi la modification de ses habitudes de vie peut avoir un impact favorable sur sa santé ainsi que de mettre en place des stratégies de prévention primaire et secondaire
  • Communiquer avec le patient et son entourage ainsi qu'avec des confrères et collaborateurs paramédicaux
  • Collaborer dans le cadre d'une équipe médicale et de soins, et donc, d'interagir avec tous les membres de cette équipe
  • Gérer les ressources en privilégiant une utilisation efficace, pertinente et responsable des ressources mises à la disposition du corps médical pour le diagnostic, le traitement, le suivi, la prévention...
  • Respecter les règles de déontologie et d'éthique liées à la profession (être un praticien responsable) ;
  • Promouvoir la santé ;
  • Gérer sa propre formation afin d'être capable de solliciter à bon escient des avis complémentaires et de se documenter ainsi que de connaître toutes nouvelles avancées scientifiques et médicales, notamment grâce aux formations continuées.