2020-2021 / Bachelier

Médecine

180 crédits

Description complète

L'enseignement dans la filière d'études de Médecine est multidisciplinaire et fait appel, dès le 1er bloc de bachelier, à des situations contextualisées, sous forme de cas cliniques, ce qui donne un sens concret aux sciences de base. L'analyse de ceux-ci conduit l'étudiant à apprendre et à comprendre la matière par lui-même. Il s'agit en fait de "rentrer dans la peau d'un médecin" et donc, petit à petit, d'apprendre à raisonner comme celui-ci. De cette façon, l'étudiant est amené de manière concrète et efficace à reconnaître les symptômes et à forger un diagnostic.

Le bloc 1

Le 1er quadrimestre (Q1) du Bachelier en Médecine se consacre à l'acquisition des compétences fondamentales. Dès lors, il comporte trois modules de sciences fondamentales (biologie, chimie et physique) ainsi que les cours de Démarche scientifique et de Premiers secours.

Le 2e quadrimestre (Q2) se consacre à l'acquisition des sciences de base des compétences précliniques. Il comporte des cours biomédicaux (biochimie, physiologie, anatomie, histologie), ainsi que des cours transversaux (notamment Santé et Société), renforcés par des séminaires d'intégration des matières.

Déroulement d'un séminaire d'intégration

Après une introduction des modalités pratiques, exerçant les étudiants à différentes méthodes de travail, dont la schématisation de concepts, deux thèmes biomédicaux font l'objet de séances de travail en petits groupes.

La première phase de chaque séminaire permet aux groupes de s'interroger à travers une courte histoire clinique, en une heure, sur un thème précis (par exemple, "Comment se font le déclenchement et la régulation d'une contraction musculaire ?"...). Les étudiants produisent alors en groupe une synthèse en allant chercher des éléments qui sont parsemés dans plusieurs enseignements (biochimie, biologie, histologie...). La semaine suivante se tient la seconde phase du séminaire qui dure deux heures et consiste à présenter à l'enseignant ces travaux de groupes.

Le bloc 2 et le premier quadrimestre du programme prévu au bloc 3 (quadrimestre 3 au quadrimestre 5) : l'homme normal et principes généraux de pathologie

Lors de ces trois quadrimestres, les enseignements se concentrent sur les compétences précliniques : l'étudiant approfondit ses connaissances biomédicales lors de cours théoriques et développe des savoir-faire lors des séances de travaux pratiques. La majorité des cours sont déclinés en modules centrés sur les systèmes anatomiques et complétés par des exercices d'Apprentissage Par Problèmes (APP).

Les étudiants apprennent, notamment, la structure et le fonctionnement de chaque système (cardiovasculaire, respiratoire...) de l'organisme normal (anatomie, embryologie, histologie, biochimie...) ainsi que les principes généraux qui sous-tendent les maladies (biochimie et physiologie pathologiques, anatomie pathologique générale...).

Déroulement d'une séance d'APP

Durant une séance "aller" de deux heures, les étudiants analysent en petits groupes de courtes histoires cliniques spécifiques du module étudié et basées sur des cas de patients réels. Après une semaine d'approfondissement de ce cas clinique par auto-apprentissage, les étudiants sont réunis avec les enseignants responsables pour établir un schéma explicatif complet de l'histoire du patient lors d'une séance " retour " de deux heures.

Cette étape de la formation vise à développer le raisonnement de l'étudiant sur les mécanismes physiopathologiques, c'est-à-dire comment des modifications moléculaires, fonctionnelles et morphologiques peuvent provoquer des maladies.

A partir du quadrimestre 6 : les maladies et le malade

Du quadrimestre 6 (le second du programme prévu au bloc 3 de bachelier) au quadrimestre 9 (bloc 1 de master et premier quadrimestre du programme prévu au bloc 2 de master), la formation en médecine se consacre aux maladies (c'est-à-dire à l'étude des pathologies) et comprend des :

  • activités d'enseignement sous forme de cours ex cathedra, déclinés en modules centrés sur les systèmes anatomiques (les enseignements sont coordonnés par entité nosologique : ainsi, par exemple, l'infarctus du myocarde est enseigné au cours d'une même période de quelques jours par l'anatomo-pathologiste, le cardiologue, le chirurgien cardiovasculaire et le pharmacologue)
  • stages en milieu hospitalier
  • travaux pratiques
  • séminaires d'Apprentissage au Raisonnement Clinique (ARC) et d'Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes (ARPc)

Ces activités couvrent l'ensemble des disciplines médicales.

 

Atouts du programme

  • Un enseignement novateur : une analyse détaillée de l'évolution de la société, des connaissances et des techniques a amené la Faculté de Médecine à développer un enseignement novateur organisé selon une structure modulaire et sur un mode multidisciplinaire dont le centre est l'étudiant. Cette approche, appelée "apprentissage par problèmes" (problem based learning), complète les cours ex cathedra et les cliniques et existe sous diverses formes (Apprentissage Par Problèmes ou APP, Apprentissage au Raisonnement Clinique  ou ARC ou encore Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes ou ARPc) apparaissant au fil du cursus, avec une intégration croissante des matières. L'apprentissage y est organisé par groupes placés sous la supervision de tuteurs formés à cette méthode dont l'objectif est de permettre aux étudiants de devenir les acteurs de leur apprentissage. Le "learning" y remplace le "teaching".

  • Un enseignement à la pointe : grâce aux activités cliniques développées au sein du Centre Hospitalier Universitaire (CHU), aux nombreux programmes de recherche expérimentale et/ou clinique, ainsi qu'aux techniques de pointe développées dans les laboratoires, la Faculté de Médecine de l'ULiège forme des professionnels compétents, autonomes, efficaces, ouverts sur le monde et ses changements.

  • Cours Santé et société : tout au long du cursus, des cours relatifs à la Santé et la Société, au sens large du terme sont donnés. Ils ont pour but de former les étudiants à assumer ultérieurement leur rôle dans la société. Les cours portent sur les déterminants de la santé, les sciences de la santé (épidémiologie), les premiers soins, la place de la discipline choisie dans le domaine de la Santé publique.

  • La simulation comme outil d'apprentissage : l'apprentissage par la simulation permet à l'étudiant d'acquérir des compétences techniques ainsi que non-techniques (exemple : la communication) dans un environnement contrôlé. Le Centre de simulation médicale de la Faculté de Médecine a pour objectif de créer cet environnement propice à l'acquisition de ces compétences. L'enseignement par simulation se développe de plus en plus au sein de la Faculté de Médecine. Les étudiants y sont tous confrontés, dès le premier bloc de bachelier, grâce au cours de Premiers secours. La pharmacie didactique, la salle de travaux pratiques en dentisterie et les centres à haute fidélité décentralisés sont des exemples d'infrastructures mises en place pour l'enseignement par simulation.

Acquis d'apprentissage

Au terme des trois blocs de Bachelier, l'étudiant en Médecine de l'ULiège aura acquis une base solide de connaissances fondamentales en sciences biomédicales appliquées à l'être humain normal, afin d'être à même de :

  • Résoudre des problèmes biomédicaux complexes en intégrant les approches moléculaires, fonctionnelles, développementales, micro et macroscopiques.
  • Il maîtrise l'approche hypothético-déductive, les notions de corrélations, causalité, ....
  • Il est capable de traduire diverses observations (morphologiques, moléculaires et fonctionnelles) en signes cliniques ou paracliniques.
  • Il est capable de combiner ses savoirs biomédicaux en vue d'expliquer les mécanismes physiopathologiques, c'est-à-dire comment des modifications moléculaires, fonctionnelles et morphologiques provoquent des maladies, pour construire progressivement un raisonnement clinique.

  Cette compétence repose également sur :

  • la maîtrise des réalités numériques : l'apprenant est capable de comprendre et d'utiliser les nombres et leur représentation graphique dans le cadre biomédical, y compris le raisonnement statistique ;
  • la maîtrise des notions d'espace et de temps afin d'interpréter et d'extrapoler à partir d'images bi ou tri-dimensionnelles, d'apprécier et d'utiliser adéquatement les diverses échelles de temps, leurs représentations et leurs implications.
  • la maîtrise des « compétences » relationnelles. Il a acquis à travers les activités de groupe des capacités de relation humaine lui permettant de travailler en équipe.
  • la compréhension et de la communication. Il est capable de manier la langue française orale et écrite de façon à synthétiser des informations biomédicales, résumer une communication scientifique en organisant les éléments selon leur importance, fréquence, pertinence. Il a  également acquis à travers les activités de groupe des capacités de communication en perspective de l'approche centrée sur le patient.
  • la maîtrise de l'accès autonome aux sources de savoir afin de mettre ses connaissances à jour et de s'adapter à des problématiques médicales nouvelles. Il a acquis  un sens critique contribuant à l'élaboration de raisonnements physiopathologiques à partir de cas cliniques et à la gestion de l'incertitude, appréhendant ainsi la gestion du doute médical.
  • le leadership, de gestion du temps et des priorités. 
  • la rigueur professionnelle, la capacité à faire preuve de déontologie, d'empathie et de discrétion.
  • la maîtrise des « compétences » sociétales, la connaissance les bases du système de santé, la compréhension du futur rôle d'acteur de santé communautaire, dans l'approche préventive (l'étudiant est encouragé à la politique de santé publique.)