2018-2019 / Bachelier (1er cycle)

Sciences dentaires

180 crédits

Description complète

La Médecine dentaire fait partie intégrante de la Médecine. Elle s'occupe spécifiquement des maladies de l'appareil masticateur (la cavité buccale et ses annexes), des relations entre le fonctionnement de cet appareil masticateur et les autres appareils de l'organisme et vice-versa. Elle s'applique à découvrir et à instaurer une prévention et un traitement efficace des maladies qui perturbent l'appareil masticateur.

Elle voit son avenir dans des dimensions nouvelles, telles que :

  • la mise au point et l'utilisation de nouveaux produits et matériaux pour restaurer les dents et les arcades dentaires ;
  • l'éducation de la population et des pouvoirs publics en matière de santé dentaire (alimentation, mauvaises habitudes d'hygiène...) ;
  • l'étude par les techniques biochimiques et biophysiques les plus sophistiquées des structures de la dent et des tissus de la cavité buccale et les applications qui peuvent en découler. On citera par exemple : les vaccins contre la carie, les parodontolyses (déchaussement des dents)... ;
  • l'étude et la mise au point des substances qui sont efficaces pour prévenir les affections bucco-dentaires (par exemple : le fluor) ;
  • la reconstruction chirurgicale et prothétique des pertes tissulaires liées aux pathologies parodontales ;
  • la prévention et la thérapeutique des dysfonctions qui perturbent le développement et la croissance dento-faciale.

Tout au long de ses études, l'étudiant deviendra peu à peu un expert de l'art dentaires, son cursus visant à lui faire acquérir les compétences suivantes :

  • prodiguer des soins bucco-dentaires de qualité
  • gérer et organiser, la prise en charge globale d'un patient sur le plan dentaire
  • mettre en évidence la nécessité d'un traitement dentaire spécialisé et le cas échéant, être capable de référer le patient ou de collaborer avec un autre prestataire de soin (médecin, kinésithérapeute...)
  • communiquer avec le patient et son entourage
  • respecter les règles de déontologie et d'éthique liée à la profession
  • organiser son travail pour une pratique autonome en cabinet dentaire ou coordonner son travail au sein d'une équipe de praticiens (cabinet de groupe, structure hospitalière...)

Les enseignements du 1er quadrimestre (Q1) du bloc 1 de bachelier se concentrent sur l'apprentissage des compétences fondamentales. Dès lors, le Q1 comprend trois cours de sciences fondamentales (biologie, chimie et physique), le cours de Premiers secours ainsi qu'un cours spécifique dentaire (chimie des matériaux dentaires).

Le 2e quadrimestre (Q2) se consacre à l'acquisition des sciences biomédicales (biochimie, physiologie, histologie...). De plus, il comprend des cours orientés "dentisterie" permettant de se familiariser avec la spécialité.

Dès le bloc 2, un module important sur l'appareil masticateur normal est abordé. Par la suite, les enseignements comportent un module "homme malade" (spécifique et hors dentisterie), des cours de pathologie et des cours médicaux ainsi que des modules axés sur les sciences dentaires.

A ce stade du cursus de bachelier, des cours de travaux pratiques et des exercices précliniques débutent également. Les étudiants découvrent au laboratoire de prothèse, les techniques de base dans cette discipline et manipulent les instruments et les matériaux. En préclinique, ils travaillent sur "mannequin" pour s'adapter aux soins sur patients avant de soigner des patients réels en master.

Atouts du programme

  • Un enseignement novateur : une analyse détaillée de l'évolution de la société, des connaissances et des techniques a amené la Faculté de Médecine à développer un enseignement novateur organisé selon une structure modulaire et sur un mode multidisciplinaire dont le centre est l'étudiant. Cette approche, appelée "apprentissage par problèmes" (problem based learning), complète les cours ex cathedra et les cliniques et existe sous diverses formes (Apprentissage Par Problèmes ou APP, Apprentissage au Raisonnement Clinique  ou ARC ou encore Apprentissage à la Résolution de Problèmes complexes ou ARPc) apparaissant au fil du cursus, avec une intégration croissante des matières. L'apprentissage y est organisé par groupes placés sous la supervision de tuteurs formés à cette méthode dont l'objectif est de permettre aux étudiants de devenir les acteurs de leur apprentissage. Le "learning" y remplace le "teaching".

  • Un enseignement à la pointe : grâce aux activités cliniques développées au sein du Centre Hospitalier Universitaire (CHU), aux nombreux programmes de recherche expérimentale et/ou clinique, ainsi qu'aux techniques de pointe développées dans les laboratoires, la Faculté de Médecine de l'ULiège forme des professionnels compétents, autonomes, efficaces, ouverts sur le monde et ses changements.

  • Cours Santé et société : tout au long du cursus, des cours relatifs à la Santé et la Société, au sens large du terme sont donnés. Ils ont pour but de former les étudiants à assumer ultérieurement leur rôle dans la société. Les cours portent sur les déterminants de la santé, les sciences de la santé (épidémiologie), les premiers soins, la place de la discipline choisie dans le domaine de la Santé publique.

  • La simulation comme outil d'apprentissage : l'apprentissage par la simulation permet à l'étudiant d'acquérir des compétences techniques ainsi que non-techniques (exemple : la communication) dans un environnement contrôlé. Le Centre de simulation médicale de la Faculté de Médecine a pour objectif de créer cet environnement propice à l'acquisition de ces compétences. L'enseignement par simulation se développe de plus en plus au sein de la Faculté de Médecine. Les étudiants y sont tous confrontés, dès le premier bloc de bachelier, grâce au cours de Premiers secours. La pharmacie didactique, la salle de travaux pratiques en dentisterie et les centres à haute fidélité décentralisés sont des exemples d'infrastructures mises en place pour l'enseignement par simulation.

Acquis d'apprentissage

Au terme des trois années de bachelier, l'étudiant en Sciences Dentaires de l'ULiège. aura acquis une connaissance des bases fondamentales des sciences biomédicales appliquées à l'être humain. De plus, il possèdera une solide formation théorique et pré-clinique en médecine dentaire préventive, soins dentaires conservateurs, chirurgie bucco-dentaire et prothèse fixe et amovible. Ces connaissances lui permettront d'accéder à une pratique clinique initiale constituée, essentiellement, par la prise en charge de patients nécessitant des soins dentaires généraux et des traitements par prothèses amovibles.

L'étudiant est à même de :

  • réaliser un examen clinique et poser un diagnostic différentiel. Il est capable de traduire ses acquis théoriques et ses observations de pré-clinique en signes cliniques physiopathologiques
  • instaurer un traitement adéquat en fonction de son diagnostic et de son raisonnement clinique
  • maîtriser les techniques nécessaires pour la prise en charge d'un patient et pour la réalisation de traitements dentaires simples
  • connaître le matériel et les matériaux nécessaires à ces traitements
  • connaître et respecter les règles d'asepsie
  • éduquer et sensibiliser son patient à la prophylaxie et à la prévention
  • s'intégrer dans une structure clinique et travailler en équipe
  • comprendre et communiquer. Il est capable de manier la langue française orale et écrite de façon à synthétiser des informations biomédicales, résumer une communication scientifique en organisant les éléments selon leur importance, fréquence, pertinence. Il a également acquis à travers les activités de groupe des capacités de communication en perspective de l'approche centrée sur le patient
  • maîtriser l'accès autonome aux sources de savoir afin de mettre ses connaissances à jour et de s'adapter à des problèmes bucco-dentaires nouveaux.