2021-2022 / SOCI0022-1

Epistémologie des sciences sociales

Durée

45h Th

Nombre de crédits

 Master en sciences politiques, orientation générale, à finalité5 crédits 
 Master en sciences politiques, orientation générale, à finalité (en Science, Technologie et Société (STS))5 crédits 
 Master en anthropologie, à finalité5 crédits 
 Master en sociologie, à finalité6 crédits 
 Master en sciences du travail, à finalité6 crédits 
 Master en sociologie et anthropologie6 crédits 
 Cours supplémentaires destinés aux étudiants d'échange - Erasmus (Faculté des Sciences sociales)6 crédits 

Enseignant

Laurence Bouquiaux, Bruno Frère

Coordinateur(s)

Bruno Frère

Langue(s) de l'unité d'enseignement

Langue française

Organisation et évaluation

Enseignement au premier quadrimestre, examen en janvier

Horaire

Horaire en ligne

Unités d'enseignement prérequises et corequises

Les unités prérequises ou corequises sont présentées au sein de chaque programme

Contenus de l'unité d'enseignement

Le cours d'épistémologie a pour ambition d'interroger la façon dont la science (qu'elle soit naturelle ou sociale) se construit et se définit pat rapport à ce que l'on considère comme étant « non-scientifique ». Un premier cycle, assuré par L. Bouquiaux sera consacré à une brève introduction à l'épistémologie générale. On s'efforcera en particulier de préciser comment différents courants et différents auteurs (le positivisme, l'inductivisme, Popper et le falsificationnisme, Kuhn, Feyerabend) ont proposé de répondre à la question suivante : « Qu'est-ce que la science »? « Qu'est-ce qui fait que nous sommes prêts à accorder (ou à refuser) le label « science » à telle théorie, à tel développement, à telle méthode ? Les séances de ce cycle seront ponctuées de la question du relativisme, qui fait aujourd'hui l'objet de débats particulièrement vifs.
Ensuite  M. Jacquemain ouvrira un second cycle consacré plus spécifiquement aux sciences sociales. Il est d'usage de considérer que la principale différence épistémologique entre celles-ci et les sciences de la nature est que l'objet de ces dernières sont des sujets connaissants : les théories ont donc un impact sur leur objet et le transforment. Cette idée est développée par le sociologueA. Giddens dans le cadre de ses réflexions sur la réflexivité et par le philosophe des sciences I. Hacking  qui parle d'effet de boucle. On discutera cette dernière idée à travers différents exemples, dont un sera développé en détail : l'histoire de la maladie de la personnalité multiple, à travers l'ouvrage L'âme réécrite de Hacking.        
Afin d'approfondir la réflexion autour de l'épistémologie (plus spécifique) des sciences sociales, A. Louis se focalisera alors sur les rapports entre sciences sociales et questions environnementales, à travers le concept sociologique et politique de nature. En s'appuyant sur différents auteurs (Latour, Descola), les étudiants seront invités à interroger le rôle clé de l'idée de nature dans l'histoire des sciences naturelles et sociales." Comment la modernité scientifique s'est-elle en partie construite autour de l'idée qu'il lui revenait de "dominer et dompter" la nature ? Pourquoi l'entreprise de la rationalité moderne a-t-elle rimé avec la mise à distance des êtres "naturels" et leur domination ? A quel devenir est promise une épistémologie qui a définitivement abandonné l'idée de coupure épistémologique et le clivage nature/culture ?
Ensuite, nous confronterons les sciences sociales non plus à leur « en dedans » (fondements épistémiques, réflexivité, etc.) mais à leur « en-dehors ». Avec M. Cervera-Marzal il ne s'agira plus seulement de confronter les sciences sociales aux autres sciences mais aussi et surtout aux domaines de la réflexion humaine jugés précisément « non-scientifiques ». Nous nous concentrerons à ce titre sur le phénomène politique. Sera ainsi suggérée une série de réflexions autour des questions suivantes :
1) Est-il possible d'élaborer une science du politique ? Ou étudier scientifiquement la politique implique-t-il nécessairement de pratiquer politiquement la science ? 2) Comment les chercheurs articulent-ils leur travail scientifique à leurs engagements personnels (professionnelles, politiques, ethnographiques) ? La neutralité est-elle possible, et est-elle souhaitable ?  3) La crise écologique met-elle fin à l'assimilation séculaire entre science et progrès ?
Enfin, avec Jea-François Orianne, nous approcherons la réflexion épistémologique en sociologie de Niklas Luhmann. Celui-ci partage avec le poststructuralisme français (Deleuze, Derrida, Foucault ou Lacan) une critique radicale de la métaphysique, des ontologies de la « Vieille Europe », des idéologies de l'Aufklarung, etc. Elle invite, en effet, à prendre congé de toute métaphysique ontologique, de toute catégorie a prioiri, de toute tentative de fondation théorique transcendantale (au sens de ce qui va au-delà de l'empiricité, comme par exemple un « sujet » du monde). Mais contrairement au poststructuralisme, elle conduit à un retour aux « épistémologies naturelles », à une forme de naturalisme : afin de dépasser la stagnation des discussions théoriques courantes en sociologie, Luhmann propose d'esquisser une théorie universelle de la discipline, la théorie des systèmes autopoiétiques (initiée en neurobiologie par Francesco Varela).  Mais est-il seulement légitime, en sociologie, de prétendre ainsi à l'universalité (dans le temps et dans l'espace) et à la systématicité là où précisément d'autres (Giddens, Hacking, et dans une certaine mesure Latour) rappellement le caractère toujours changeant et non cumulatif de la connaissance en sciences sociales ?  Dans une dernière séance les principaux intervenants et/ou Bruno Frère résumerons les grandes lignes du séminaire de cette année. C'est au cours de cette séance que seront plus particulièrement bienvenues les questions et les demandes d'approfondissement. Cette séance prendra l'allure d'échanges dialogiques et de réflexions collectives n'ayant pour autre fonction que d'assurer une meilleurs compréhension du cours (nuls éléments nouveaux ne seront apportés).

Acquis d'apprentissage (objectifs d'apprentissage) de l'unité d'enseignement

L'objectif du cours est double :
- amener les étudiants à s'interroger sur les conditions de validité d'un savoir sur le monde et sur la société, en particulier sur les relations entre le savoir du théoricien du social et celui des acteurs eux-mêmes.
- prendre conscience de la diversité des modes d'explication en sciences sociales

Savoirs et compétences prérequis

Une première connaissance des grandes questions théoriques des sciences sociales
Le cours demande peu de pré-requis mais il suppose une capacité à questionner les évidences et à se poser des questions sur la validité de notre savoir. Cette curiosité scientifique et la capacité à argumenter sont les deux critères de base la bonne compréhension du cours.

Activités d'apprentissage prévues et méthodes d'enseignement

Le cours se donne en présentiel tant que nous sommes en code vert. Si le code venait à changer, les modalités du distanciel seront envisagées

Mode d'enseignement (présentiel, à distance, hybride)

Le cours sera donné en partie sous forme magistrale (avec l'aide d'un power point), en partie sous forme de séminaires (exposés de chercheurs).


Lors des séminaires, une participation plus active sera demandée aux étudiants, qui sera modulée en fonction du nombre d'inscrits.

Lectures recommandées ou obligatoires et notes de cours

Pour chacune des parties du cours, des textes de référence ou un syllabus serviront de support.
Certaines parties seront en outre illustrées par des slides.

Modalités d'évaluation et critères

Examen(s) en session

Toutes sessions confondues

- En présentiel

évaluation orale


Explications complémentaires:

L'évalution du cours fera l'objet d'un'examen oral. Au cours de cet examen, les étudiants seront interrogés sur les différentes parties du cours
  Les critères de cotation seront les suivants :
- clarté dans la restitution des arguments
- rigueur dans les formulations
- capacité à utiliser les notions vues dans des raisonnements.
C'est Bruno Frère, aidé probablement de M. Cervera Marzal et A. Louis qui interrogera l'ensemble des étudiants.
 
L'examen est un examen oral composé de deux questions portant sur la matière vue au cours. Il n'y a pas de temps de préparation. Les échangent dureront approximativement 15 minutes afin de permettre au professeur d'apprécier le niveau de compréhension et de maîtrise des principaux concepts vus. L'examen se déroulera dans le respect des règles sanitaires. En cas de recrudescence de la pandémie et d'une fermeture générale de l'université, l'examen se déroulera via la plateforme collaborate (ecampus). Les étudiant(e)s recevront un mail avec les coordonnées d'une salle d'attente virtuelle. Le jour de l'examen ils seront invités à se connecter à cette salle légèrement avant leur heure de passage officielle. Le professeur se connectera alors périodiquement afin d'inviter les étudiant(e)s à passer dans la salle d'examen les un(e)s après les autres, à l'heure indiquée sur leur horaire respectif.

Stage(s)

Remarques organisationnelles

Contacts

Enseignants :
Bruno Frère : 04366 48 89 E-mail : bfrere@uliege.be
 
Laurence Bouquiaux : 04 366 55 91
Laurence.Bouquiaux@ulg.ac.be
 
 

Notes en ligne

portefeuille II
Cher(e)s étudiant(e)s du séminaire d'épistémologie, 

 

Je vous prie de trouver ci-joint le second portefeuille de lecture pour le cours d'épistémologie. Il est conseillé de lire les textes concernés par chaque séance en amont de celles-ci. 

Au plaisir de vous retrouver lundi autour de Marc Jacquemain

ppt Jacquemain
Ci-joint le ppt de Marc jacquemain

 

Bon travail

 

BF

ppt Marc Jacquemain Epistémologie
Bonjour


Ci-joint, le ppt utilisé par Marc Jacquemain 

Bruno frère