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| HULG0345-2 | Théorie du paysage
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| Durée : | 24h Th |
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| Nom du professeur : | Axel Fisher |
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Langue(s) du cours :
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| Langue française |
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Organisation et évaluation :
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| Enseignement au premier quadrimestre, examen en janvier |
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Contenus du cours :
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| Est-il vraiment possible de parler d'une théorie du paysage? Il s'agirait tout d'abord de définir la notion de paysage: tour à tour espace perçu et lieu d'observation, section d'espace vécu d'une population distincte ou forme de gouvernement, la notion de paysage se superpose-t-elle à celle d'environnement, de territoire, d'écosystème, de nature?
Par ailleurs, l'apparition consciente de cette notion dans le champ disciplinaire de l'architecture ne remonte qu'aux débuts du 19ème siècle (Meason, 1828; Loudon, 1841). Le paysage comme terrain privilégié du projet serait-il une invention récente, et les paysages plus anciens le fruit du seul hasard et non d'une intention?
Outre la polysémie du mot lui-même, son terrain d'action est lui aussi sujet à une ample mobilité. En effet, l'«architecture du paysage», initialement identifiée à la noble tradition de l'art des jardins, s'est étendue en l'espace de deux siècles du jardin privé (de la noblesse, de l'aristocratie, du clergé) au parc public urbain (depuis l'apparition des jardins botaniques, en passant par les parcs pittoresques anglais et parisiens, et jusqu'aux grands parcs «naturels» américains). De plus, les défis lancés dès l'après-guerre par l'écologie, le «Land Art», ainsi que par la critique à l'«urbanisme de plan» moderniste, ont également contribué à élargir l'horizon de l'«architecture du paysage» à la globalité du projet d'aménagement du territoire (Mostafavi et Najle, 2003; Waldheim, 2004).
Le paysage est donc une cible mouvante. Créateurs, protecteurs, usagers du paysage en conçoive la matérialité et en perçoivent le sens différemment. Souvent invoqué comme «lieu du meilleur» (G. Clément), comme catégorie positive par essence, il se fait parfois aussi dispositif de naturalisation des conflits sociaux ou véhicules d'idéologies totalisantes (Cosgrove).
Le cours propose de parcourir quelques moments d'élaboration de théories du paysage, à partir des textes et des œuvres, comme un fragment d'une possible bibliothèque idéale du paysagiste.
Il tentera d'insinuer plusieurs doutes auprès des étudiants. Le paysage serait avant tout une vue de l'esprit, une construction culturelle propre aux civilisations urbanisées: comme compensation et consolation, comme lieu d'évasion et de retrait de la sphère collective et sociale, comme antagoniste de cette même urbanité.
Aujourd'hui, derrière l'ambition affichée d'en faire le concept fondateur d'un renouvellement disciplinaire de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, on ne peinera pas à reconnaitre son usage inavoué comme facteur d'effacement/naturalisation des rapports de force socio-économiques et de blanchiment écologique de pratiques plus anciennes.
Il s'agira alors de reconnaitre dans l'histoire des théories du paysage les éléments de progrès et d'affranchissement et les usages déviés qui en ont été fait, de déceler les transformations de mentalités qui se cachent derrière ses évolutions, tout en conservant à l'esprit que c'est cette même histoire des mots et des formes qui constitue la matière première de toute pensée future du projet de paysage. |
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Acquis d'apprentissage (objectifs d'apprentissage) du cours :
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| Le cours se propose tout d'abord d'introduire les étudiants à la pluralité des théories du paysage, à leurs imaginaires formels et à leurs vocabulaires conceptuels. Plutôt que de dispenser savoir ou savoir-faire pratique et spécialisé, le cours se présente comme un voyage « philologique » interne à l'histoire des idées de paysage. Un tel voyage ne pourra se passer d'une fréquentation AU PLUS PRÈS des sources: des textes, des dessins et des oeuvres réalisées. Avant même d'avancer une hypothèse théorique, il s'agit de reconnaître les différences d'un nombre limité mais représentatif d'approches historiques et contemporaines à la question du paysage et du rôle qu'y joue le projet de manière à pouvoir se positionner face aux enjeux d'un débat loin d'être clos. |
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Prérequis et corequis / Modules de cours optionnels recommandés :
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| Cours prérequis:
HULG0290-1 Concept de nature - HULG0263-1 Histoire de l'art des jardins et du paysage - HULG0264-1 Esthétique des paysages - HULG0270-1 Géographie...
Cours corequis:
HULG0356-1 Histoire de l'art des jardins et du paysage - HULG0343-1 Histoire de l'art
Prérequis généraux: Bonne capacité d'expression en langue française ; exactitude de langage et de vocabulaire ; aptitude à faire preuve d'abstraction, à manipuler les concepts dans des raisonnements ; notions d'histoire général ; notions élémentaires d'épistémologie (théorie de la connaissance ou philosophie des sciences). |
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Activités d'apprentissage prévues et méthodes d'enseignement :
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Mode d'enseignement (présentiel ; enseignement à distance) :
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| La présence et la participation active en classe est fortement recommandée puisqu'elle contribuera à évaluer les progrès de l'étudiant en phase d'examen. Toutefois, sur demande explicite de l'étudiant, d'autres formes de préparation de l'examen pourraient être considérées. |
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Lectures recommandées ou obligatoires et notes de cours :
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| La bibliographie spécifique du cours (lectures obligatoires) sera mise à disposition des étudiants.
Pas de notes de cours.
Pas de dias mises à dispositions des étudiants.
Lectures recommandées: Jean-Pierre LE DANTEC, Jardins et paysages: textes critiques de l'antiquité à nos jours, Larousse, Paris, 1996; Editions de La Villette, Paris, 2003; Pierre DONADIEU, Les Paysagistes, Actes Sud, Arles, 2009; Emilio SERENI, Storia del paesaggio agrario italiano, Laterza, Bari , 1961 [16ème édition, GLF editori Laterza, Rome-Bari, 2010; éd. française, Histoire du paysage rural italien, trad. par Louise Gross, René Julliard, Paris, 1964]; Norman T. NEWTON, Design on the land: the development of landscape architecture, Belknap press of Harvard university press, Cambridge (MA), 1971; Geoffrey and Susan JELLICOE, The landscape of man: shaping the environment from prehistory to the present day, Thames and Hudson, Londres, 1975 (1987, 1995); Simon SWAFIELD, Theory in Landscape Architecture: A Reader, University of Pennsylvania Press, Philadelphia (PA), 2002; John DIXON HUNT, The Picturesque Garden in Europe, Thames & Hudson, Londres, 2003; Clemens STEENBERGEN, Wouter REH, Urban Parks and Landscapes, Thoth Uitgeverij, Bussum (NL), 2011; JoLA - Journal of Landscape Architecture (http://www.jola-lab.eu/); Les Carnets du Paysage (http://www.ecole-paysage.fr/site/publications_fr/carnets_paysage.htm) |
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Modalités d'évaluation et critères :
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| Examen Oral.
Modalités et critères communiqués en classe. |
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Stage(s) :
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Remarques organisationnelles :
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| Le cours s'organise en leçons thématiques pour chacune desquelles des textes sont indiqués et mis à disposition des étudiants.
Durant tout le courant du semestre, chaque étudiant est tenu de préparer au moins une fois la lecture de ces textes préalablement à la leçon. La liste des "étudiant-lecteurs" pour chaque leçon sera établie dès la première leçon et durant le cours du semestre. Le ou les "étudiants-lecteurs" de chaque leçon seront alors responsable d'animer le débat autour des thèmes présentés par l'enseignant, à travers leurs questions, leurs doutes et leurs positionnement critique vis-à-vis des textes lus. Ils auront l'objectif de jouer un rôle de contrepoint constructif vis-à-vis de l' "autorité" de l'enseignant.
Les lectures de chaque leçon constituent la bibliographie du cours et la matière d'examen. |
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Contacts :
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| axel.fisher@ulb.ac.be |
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| Notes en ligne : |
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| www.ecampus.ulg.ac.be |
| L'ensemble de la bibliographie par leçon est mise à disposition des étudiants, en format PDF ou assimilable, sur la page dédiée du cours. |
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