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| PHIL0213-2 | Séminaire de phénoménologie, I
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| Durée : | 45h SEM |
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| Nom du professeur : | Grégory Cormann, Arnaud Dewalque, Denis Seron |
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Langue(s) du cours :
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| Langue française |
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Organisation et évaluation :
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| Enseignement durant l'année complète |
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Contenus du cours :
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| Le séminaire a lieu sous la forme d'un workshop d'une semaine, précédé de plusieurs séances préparatoires.
Thème 2012-2013 : Philosophie et esthétique de la modernité. Approches phénoménologiques et sociologiques
- Argument : Au tournant des XIXe et XXe siècles, la civilisation européenne connaît, en partie sous l'effet d'un progrès technique extrêmement rapide, une transformation radicale. Les sciences se développent considérablement ; le monde industriel et les grandes métropoles métamorphosent les conditions d'existence de l'homme ; les formes d'expression sont bouleversées par l'émergence de nouveaux médias comme la photographie et le cinéma. En réaction à ces mutations culturelles et sociologiques, la Kulturkritik impose entre 1880 et 1930 son regard sévère sur la modernité (parmi les plus célèbres Kultukritiker : Nietzsche, Freud, Weber, Spengler, Adorno..). Ce courant transversal met avant tout l'accent sur les travers symptomatiques de la civilisation moderne : mécanisation, réification, individualisme, relativisme, désenchantement. Le pessimisme culturel gagne progressivement tous les milieux intellectuels. Nostalgiques d'une époque révolue, les théoriciens de la Kulturkritik rejettent fermement la modernité décadente et s'insurgent contre la religion du progrès. La crise intellectuelle qui en découle donne par ailleurs naissance à des théories normatives voire élitistes, à la recherche d'une authenticité perdue, et opposées à la modernité technicienne en tant qu'elle ébranle les valeurs traditionnelles.
Baignant dans ce climat pessimiste généralisé, les phénoménologues, d'abord Husserl ey Heidegger, prennent également part au débat. Astreinte, par vocation méthodologique, à la description des diverses formes de l'expérience, et soucieuse d'élucider sa propre situation historique, la phénoménologie s'est à son tour confiée l'exigence de prendre en compte le mode de relation que l'homme moderne établit avec le monde.
À la même époque, d'autres penseurs entreprennent une anthropologie culturelle de la modernité. Celle-ci s'inscrit dans le sillage de la Kulturkritik tout en se défaisant progressivement du ton pessimiste qu'elle adopte. Ces penseurs partagent avec les phénoménologues le gout pour l'analyse de la réalité empirique et participent à leur manière à la « concrétisation » de la phénoménologie. Pour des auteurs comme Simmel, Kracauer ou Benjamin, l'intérêt de la méthode phénoménologique réside dans la prise en compte des aspects concrets du monde. Leurs textes ne se contentent plus de diagnostiquer les symptômes pathologiques de la modernité ; ils cherchent aussi à explorer ses productions pour en dégager les promesses d'émancipation. L'examen de la culture de masse appelle notamment un jugement nuancé. Celle-ci ne plonge pas toujours l'homme dans la barbarie la plus totale, elle peut aussi prétendre à une fonction démocratique et émancipatrice.
À bien des égards, l'étude des formes artistiques renouvelées à l'ère moderne semble entrainer les philosophies de la modernité vers une analyse critique moins pessimiste. Mais elle pose évidemment question. Comment tenir compte des transformations techniques des pratiques artistiques sans les rejeter au nom d'une résistance au progrès ? Comment éviter les travers réactionnaires sans éluder les critiques légitimes de la violence moderne ? Comment proposer des analyses constructives du présent sans endormir pour autant sa vigilance (car les années 1930 portent aussi avec elles la menace d'un retour des idéologies) ? Que peut la méthode phénoménologique à cet égard ? Qu'apporte-t-elle à la lecture des transformations subies par l'époque moderne ? |
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Acquis d'apprentissage (objectifs d'apprentissage) du cours :
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| Objectif général:
- encourager les participants à développer une recherche personnelle dans le champ de la phénoménologie
Le séminaire de phénoménologie a pour objectif de rassembler et de faire travailler ensemble les chercheurs et les étudiants de l'option "Phénoménologie" autour d'un séminaire de recherche d'une semaine. Cette année, le séminaire aura lieu du 22 au 26 avril 2013. |
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Prérequis et corequis / Modules de cours optionnels recommandés :
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Activités d'apprentissage prévues et méthodes d'enseignement :
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| Le workshop d'avril fournira aux participants différentes analyses de la façon dont la crise de la modernité diagnostiquée par la Kulturkritik a été discutée, approfondie ou déplacée dans la philosophie et la sociologie, notamment phénoménologiques, au 20ème siècle. Il sera préparé par une série de séances introductives.
Calendrier (sous réserve de modifications en cours d'année):
· Séance 1 - 10/10/12: Maud Hagelstein: Introduction générale au thèse de la crise moderne.
· Séance 2 - 14/11/12 : François Remacle : La Kulturkritik, Nietzsche/Spengler
· Séance 3 - 12/12/12 : Maud Hagelstein : Phénoménologie de la surface (Simmel, Benjamin, Kracauer)
· Séance 4 - 13/02/13 : Sébastien Barbion : Métaphysique et médias modernes
· Séance 5 - 13/03/13 : Rudy Steinmetz : La crise du savoir et la crise de l'art à l'époque moderne : Husserl, Heidegger, Henry
L'horaire et le local seront communiqués aux valves du Département de philosophie. Pour toute information, contacter Maud.Hagelstein@ulg.ac.be |
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Mode d'enseignement (présentiel ; enseignement à distance) :
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Lectures recommandées ou obligatoires et notes de cours :
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| Des indications bibliographiques seront mises à la disposition des participants lors de chaque séance préparatoire. |
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Modalités d'évaluation et critères :
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| L'évaluation sera basée sur un travail personnel consacré au thème de l'année. Pour les étudiants de Master 2, le travail fera l'objet d'une présentation orale (50% de la note finale) et débouchera sur la remise d'un texte écrit d'une quinzaine de pages (50%). Pour les étudiants de Master 1, seul le travail écrit est demandé. Les travaux seront évalués en fonction des critères suivants:
- respect des consignes (longueur, date de dépôt des travaux, etc.)
- pertinence du thème traité
- utilisation de la littérature primaire et secondaire
- clarté et qualité de la langue
Sauf changement à convenir avec les responsables du séminaire, les présentations orales devraient avoir lieu en avril 2013. La version écrite du travail (aussi bien pour les Master 1 que les Master 2) doit être remise le 24 mai 2013 (premier jour de la session d'examens). Tout retard sera sanctionné par le retrait d'un ou plusieurs points sur la note finale. |
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Stage(s) :
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Remarques organisationnelles :
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Contacts :
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| Titulaires du cours :
Grégory Cormann, Arnaud Dewalque, Denis Seron
- Coordinateur du séminaire en 2012-2013: Maud Hagelstein.
Département de Philosophie
7, Place du 20-août, Bât. A1/2e ét.
B-4000 Liège
E-mails : Gregory.Cormann@ulg.ac.be, a.dewalque@ulg.ac.be, D.Seron@ulg.ac.be |
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