| Aperçu général :
| L'appellation impropre mais consacrée de « latin vulgaire » recouvre deux réalités bien distinctes. Il s'agira dans ce cours non de reconstitution de l'ancêtre des langues romanes (proto-roman), mais de l'autre pan du « latin vulgaire », en fait de ce qu'on appelle souvent, plus correctement, le sermo cotidianus, c'est-à-dire la langue que parlait l'homme de la rue dans la Rome classique. On peut s'en faire une idée par : - des mots et des tournures 'non classiques' employés par des auteurs qui veulent se donner un air populaire ou familier (Catulle, Horace...) - la langue de personnages d'origine modeste (ou présentés comme tels) mis en scène dans des œuvres littéraires (p. ex. les discours des affranchis chez Pétrone) - les anomalies relevées dans des documents primaires, textes émanant de gens de condition modeste, comme les graffiti ou les tablettes de défixion - les mots et les tours condamnés dans des textes normatifs (grammairiens) ou brocardés dans des textes polémiques. La discussion et la confrontation de ces données, intéressante en soi d'un point de vue méthodologique, peut en outre faire voir d'un œil neuf nombre de textes latins classiques. | |