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Diplôme d'études spécialisées interuniversitaire
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RENSEIGNEMENTS Université de Liège M. A. OZER Fondation Universitaire Luxembourgeoise Mme M. VON FRENCKELL et M. P. OZER Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux M. R. PAUL PRESENTATION La satisfaction de leurs besoins immédiats et la recherche de leur développement économique ne peuvent que pousser les pays en développement à tirer un profit maximum du milieu naturel. La question de la garantie d'un capital écologique aux générations futures (voire à la génération suivante) s'y pose avec une particulière acuité. De nombreux pays en développement sont caractérisés par un milieu naturel particulièrement fragile (Sahel, régions subissant de très fortes moussons, etc...) qui risque de se dégrader rapidement et de façon dramatique. La pression démographique y constitue un facteur de dégradation important, elle est également à l'origine d'une occupation de plus en plus importante de zones à risques (zones inondables, volcaniques,...). Dans les pays en développement, les risques liés à la sécurité alimentaire sont perçus comme les plus immédiats; citons par exemple le risque de sécheresse en région sahélienne, l'infestation par des sautériaux ou d'autres parasites dans une campagne culturale ou encore le risque d'érosion et de désertification suite aux activités humaines ou aux changements des conditions agroclimatiques. Les connaissances fondamentales sur les processus à risque peuvent amener à la mise en place d'actions préventives, de méthodes de gestion ou d'aménagements qui permettront souvent de mener localement une lutte efficace. Les risques naturels majeurs (inondations, sécheresses exceptionnelles, tremblements de terre, éruptions volcaniques, ouragans, ..) nécessitent la mise en oeuvre de modes de gestion particuliers. Sans entrer dans le débat théorique sur les difficultés d'opérationnaliser l'objectif du développement durable, il apparaît que nombreux sont les auteurs et les textes internationaux qui mobilisent le principe de précaution et la gestion des risques pour introduire certaines exigences de la notion de développement durable dans le champ de l'action. Le développement implique un minimum de prise de risques à des échelles d'espace, de temps et d'intensité variables. Le cours vise à former des responsables capables de participer, à tous les niveaux de la prise de décision, à une meilleure intégration de la gestion des risques naturels dans les stratégies et projets de développement. Les risques naturels pris en considération sont les géo- et climato-risques (générateurs potentiels de catastrophes naturelles sensu stricto: risques volcaniques, sismiques,...). Les effets d'amplification que les activités humaines peuvent exercer sur ces risques seront également étudiés (érosion, désertification, famines,...). Ce cours visera plus particulièrement :
La complémentarité des compétences existant au sein de chacune des deux institutions permet de rencontrer l'ensemble des objectifs ci-dessus mentionnés. L'ex-Fondation Universitaire Luxembourgeoise (actuellement ULG-site d'Arlon) a développé, par ses activités de recherche et d'enseignement, une longue expérience dans le domaine de la formation à l'approche pluridisciplinaire des problèmes environnementaux. L'orientation "Agrométéorologie du D.E.S. en Sciences de l'Environnement" lui a permis d'acquérir une expertise en formation dans le domaine des agro-climatorisques. A Liège, le Département de Géographie physique et Quaternaire, le Laboratoire de Géologie de l'Ingénieur, d'Hydrogéologie et de Prospection géophysique, le Laboratoire d'hydraulique générale, de constructions hydrauliques et de mécanique des fluides et le Laboratoire d'hydrodynamique appliquée, de gestion des ressources hydrauliques et de constructions hydrauliques possèdent une longue expérience tant dans les climato-risques que dans de très nombreux géo-risques, aussi bien dans les pays de développement que dans les régions tempérées. La Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux est, par tradition, largement impliquée dans des formations de 2e et de 3e cycles et dans des programmes de recherches relatifs à l'environnement. Son expérience à l'étranger, notamment en pays en développement, est particulièrement importante et appréciée. Elle représente un capital à valoriser dans le cadre de toute formation destinée à des futurs décideurs qui seront amenés à gérer des projets de développement dans des conditions souvent marginales, instables et complexes. La plupart des enseignants impliqués dans le programme proposé ont déjà une expérience de ce type d'enseignement orienté vers les ressortissants des pays en développement. CONDITIONS D'ACCES Sont admissibles les étudiants porteurs d'un diplôme universitaire de 2e cycle délivré par une institution universitaire belge dans l'un des domaines d'études suivants : sciences, sciences appliquées, sciences agronomiques et ingénierie biologique, sciences vétérinaires et sciences de la santé publique. Après leur inscription, ces étudiants prennent contact avec le Comité de gestion afin d'établir leur programme particulier. Peuvent également poser leur candidature en vue de leur admission :
Le candidat introduit un dossier auprès Comité de gestion par l'intermédiaire du Service des admissions de l'Université de Liège, de la Fondation Universitaire Luxembourgeoise ou de la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux. Le Comité de gestion statue sur l'admissibilité en se fondant notamment sur le curriculum du candidat. Il appartient en outre au même Comité d'apprécier, dans le cas 2 repris ci-dessus, dans quelle mesure les études antérieures de 2e cycle sont des études en rapport avec les études de 3e cycle souhaitées et, dans le cas 3, dans quelle mesure le diplôme présenté est comparable à un diplôme belge de 2e cycle permettant l'accès au 3e cycle souhaité. DUREE DE LA FORMATION Une année d'études, éventuellement fractionnable. CONTENU DU PROGRAMME Le D.E.S. interuniversitaire en Gestion des Risques naturels s'organise comme suit : A. Enseignement pluridisciplinaire en Sciences de l'Environnement : Volume horaire : 120h Le domaine du risque est typiquement un champ d'interaction entre de nombreuses disciplines relevant tant des sciences humaines que des sciences expérimentales et appliquées. Cet enseignement a pour objectifs :
B. Cours de base (module RN1) : Volume horaire par étudiant : 36h Orientation climato-risques
Orientation géo-risques
C. Outils d'analyse du risque (module RN2) Brève introduction aux risques naturels suivie de l'enseignement, par une équipe pluridisciplinaire, de la méthodologie générale de l'analyse du risque. Ensuite, de manière plus spécifique, l'utilisation d'outils spécialisés (systèmes d'information géographique, télédétection, etc.) pour la collecte et le traitement de données en relation avec la description et l'analyse des problèmes liés aux risques naturels est abordée.
D. Enseignement spécialisé sur les risques naturels et leur gestion (module RN3) Coordinateur : A. OZER, ULg Ces cours ont comme objectif de présenter et d'étudier les phénomènes naturels susceptibles d'effets négatifs sur les activités humaines, de prévoir leur risque d'occurrence et de proposer des moyens de lutte. Ces phénomènes seront subdivisés en deux grandes orientations : celle relative aux climato-risques et celle relative aux géo-risques.
L'étudiant devra suivre l'une des deux orientations (climato-risques (RN301 à RN303) ou géo-risques (RN304 à RN306)). Les exercices pratiques intégrés préparés sous forme de travaux de terrain lors de l'excursion en Sardaigne sont obligatoires; Volume horaire/étudiant : 228h/étudiant. Orientation climato-risques
Orientation géo-risques
Pour les deux orientations
E. Outils de gestion des risques naturels et aide à la décision (module RN4) Coordinateur : Mme M. VON FRENCKELL, Ulg-site d'Arlon
Enseignement vu tant du côté des sciences humaines que du côté technico-scientifique. Ce module vise, essentiellement à travers des études de cas, à mettre en évidence et analyser les différents aspects de la gestion du risque ainsi qu'à en dégager les stratégies pertinentes :
F. Travail de fin d'études - 120h Il s'agit d'un travail se rapportant à un risque naturel dans le domaine de la compétence de l'étudiant. |
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